Comment fonctionnent les essuie-glaces ?

Sur un véhicule, les essuie-glaces contribuent à la sécurité et au confort du conducteur en lui assurant une visibilité optimale à l’avant comme à l’arrière, en cas de pluie, de neige ou de projections : installé à la base du pare-brise ou de la lunette, le dispositif est composé, dans sa version standard, d’un ou deux bras mécaniques actionnés par un moteur qui balayent, par intermittence plus ou moins rapide, la surface du verre au moyen de raclettes de caoutchouc. Leur utilisation est indispensable dès que les parois vitrées situées directement (avant) ou indirectement (arrière) dans le champ de vision du conducteur reçoivent de nombreuses gouttelettes, jusqu’à devenir opaques sous l’effet d’un véritable ruissellement. Lorsqu’ils sont salis, à sec, par une couche de poussière, la pompe de lave-glace, destinée à pulvériser un lubrifiant sur le pare-brise ou la lunette, doit être activée pour permettre aux balais d’y faire, en douceur, leur œuvre de nettoyage et d’évacuation.

Quand faut-il remplacer les balais d'essuie-glace ?

Comme toute pièce d’usure, les essuie-glaces ont une durée de vie limitée : leurs raclettes ou lames en caoutchouc, souvent confondues avec les balais, pièces métalliques qui leur servent en fait de support, sont évidemment les plus durement exposés. Ce sont eux qui entrent directement en contact avec le verre de pare-brise : or, un racloir en mauvais état, dont les bords sont irréguliers ou déchirés, risque de provoquer des rayures sur le vitrage. La plupart des constructeurs évaluent à 500 000 cycles de balayage, soit environ l’équivalent d’une année, le temps moyen au cours duquel les essuie-glaces sont en mesure de remplir leur tâche de façon satisfaisante. Certains spécialistes de la maintenance automobile recommandent de les changer tous les six mois : d’abord à l’automne, parce que le caoutchouc sort généralement affaibli des grosses chaleurs estivales. Puis au printemps, après les rudes épisodes de l’hiver, période de l’année où les essuie-glaces sont, de fait, les plus sollicités.

 

Quand faut-il utiliser les essuie-glaces ?

Leur mise en route automatique, depuis le levier de commande de la colonne de direction, est un réflexe de sécurité presque anodin de la part de l’automobiliste : une voiture dont le pare-brise dégouline d’eau de pluie n’offre plus les conditions de visibilité suffisante pour le conducteur concerné, qui met en danger sa propre vie, celle de ses passagers et des autres usagers de la route. D’où l’extrême nécessité de rouler avec des essuie-glaces en parfait état de marche. Par gros temps, un contrôle de police ou de gendarmerie qui constate une défaillance dans la capacité de ces équipements à drainer correctement un pare-brise est en mesure d’imposer l’immobilisation du véhicule. Enfin, rappelons que l’absence ou le dysfonctionnement d’essuie-glace sont passibles d’une contravention de 3ème classe (68 euros d’amende), quelle que soit la situation météorologique (article R316-4 du Code de la route).

Précisons enfin que certains modèles récents sont couplés à des détecteurs de pluie qui déclenchent automatiquement le balayage, sans intervention directe du conducteur.

 

Comment choisir ses essuie-glaces ?

Il faut bien sûr veiller à installer des modèles parfaitement compatibles avec votre véhicule, et adaptés à vos habitudes de conduite. Pour le premier point, il faut se référer aux préconisations présentes dans le carnet du constructeur. À défaut, le numéro OEM (Original Equipment Manufacturer) vous permettra de retrouver une pièce de fabrication et qualité identiques à celle d’origine. Sur le plan technique, la longueur des balais a évidemment son importance, l’objectif étant de permettre aux essuie-glaces de couvrir a minima 80% du champ de vision du conducteur. 

Enfin, l’automobiliste doit savoir qu’il existe trois types de modèles, chacun doté de propriétés particulières en termes de qualités d’essuyage ou de performance à vitesse élevée : l’essuie-glace traditionnel, doté d’un balai métallique et d’une raclette en caoutchouc, est plutôt rigide. L’essuie-glace plat qui intègre son armature directement dans la lame, et l’essuie-glace équipé de balais aérodynamiques qui sont plus souples.

 

Comment fonctionnent les essuie-glaces automatiques ?

De plus en plus de véhicules récents comprennent, en option ou non, des essuie-glaces couplés à un détecteur de pluie, généralement positionné à hauteur du rétroviseur intérieur, à l’abri des intempéries : ce capteur déclenche automatiquement le balayage, sans intervention directe du conducteur. L’information est fournie par un signal infrarouge transmis à travers le vitrage du pare-brise : dès l’instant où de l’eau atteint et glisse, sous forme de gouttelettes, à la surface du pare-brise, une partie de ce rayonnement électromagnétique est absorbé. Ces variations, perçues par le moteur qui commande les essuie-glaces, entraînent alors le démarrage du système. Celui-ci a la capacité de réagir très vite à des projections fortes et inattendues, comme les violentes éclaboussures d’un camion qui roule dans une flaque, lors d’un dépassement.

Chez certaines marques automobiles, le détecteur de pluie n’est pas transposable sur un pare-brise neuf installé en lieu et place du pare-brise d’origine usagé : le matériel doit donc être changé.

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